Musique côtiere

Posté par alainnanze le 25 juin 2008

La Musique des peuples de la côte est de loin devant le Bikutsi,Bend skin,Magambeu,l'Assiko la musique la plus écoutée par les Camerounais.Malgré les dérives que l'on peut constater aujourd'hui dans cette cadence tropicale,certains continuent d'écrire ses belles pages dans les annales du patrimoine musical Camerounais,je parle notamment de Richard Bona,bassiste hors pair qui à chaque fois nous entraîne dans un rythme globalisé qu'il a appelé lui-même la Bonatologie,c'est-à-dire la Science du Mokassa fait par Bona.le titre de la cadence ci-dessous est Suninga.

Alain Nanzé

 

 

 

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Intégration en Afrique centrale

Posté par alainnanze le 25 juin 2008

shandatonme.jpg Par Shanda Tonme

Réalités diplomatiques  et défaillances chroniques

Abondamment citée en exemple dans les années 1970, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Est qui regroupait le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda, est morte froidement et précipitée dans l'oubli par le tumulte des instabilités internes de ses membres. Il avait en effet suffit d'une succession de coup d'Etat pour désorganiser toute la sous-région et compromettre ce qui apparaissait déjà comme une excellente rampe de lancement pour un développement intégré et concerté à long terme. Au sommet de sa réussite, cette organisation avait mis en place un réseau d'échanges efficace entre ses et disposait même d'une compagnie aérienne dont les performances étaient très appréciées. East africain Airlines était en effet un des rares transporteurs crédibles du continent.

Il est sans doute honnête de mentionner également le Groupe andin, une autre expérience digne d'intérêt en son temps, qui regroupait quelques pays d'Amérique latine, et qui passa aussi de vie à trépas, suite à des chamboulements politico idéologiques internes de ses membres. Dans le cas d'espèce, la désintégration fut la conséquence automatique du coup d'Etat pro américain soutenu par la CIA qui se traduisit par l'élimination physique du président socialiste Salvador Allende et la prise du pouvoir par une junte militaire conduite par Augusto Pinochet. Il faut dire que les Etats Unis en ce début des années 1970, menait une croisade outrancière contre toutes les expériences du genre considérées comme dangereuses pour les intérêts américains. Les sociétés multinationales y faisaient la loi, et tenaient les vastes gisements de cuivre au Chili.

Le rappel de ces expériences qui ont mal tourné en dépit du formidable espoir qu'elles suscitèrent en leur temps, n'est pas anodin si nous nous penchons sur la situation de la sous région d'Afrique Centrale. Trop de bruits a été fait et continue d'être fait autour de toutes sortes de structures initiées explicitement ou implicitement en Afrique Centrale. Or dans le même temps, l'observateur averti ne peut qu'être déçu devant le peu de réalisations effectives en termes de projets. Tout se passe comme si les Etats membres se sont de tout temps mis d'accord sur une espèce d'inaction, se contentant du strict minimum pour continuer de mériter une certaine attention internationale, ou simplement pour servir de cache sexe face aux homologues d'Afrique de l'Ouest.

D'un sommet à un autre, les Chefs d'Etat d'Afrique Centrale, à la différence de ceux d'Afrique de l'Ouest, ont plus souvent affiché et renforcé l'impression de division et d'incohérence, que de cohésion et d'unité autour des objectifs précis, et des stratégies opérationnelles. Il convient d'ailleurs de mentionner, toute exagération mise à part, que le jugement globalement négatif porté sur les institutions d'intégrations de la Sous région, ont conduit les universitaires et autres chercheurs, à ne pas trop leur consacrer des travaux de premier plan.

Certes, il serait injuste de ne pas relever pour s'en féliciter, le relatif succès des institutions spécifiquement monétaires et l'excellente collaboration entre les banques centrales. Mais l'honnêteté voudrait aussi, qu'il soit précisé ici, que le fait que les mécanismes de gestion, de régulation et de contrôle monétaire s'en sortent bien, n'est pas du tout un  fait du hasard. C'est la France, directement, qui assure réellement le contrôle et la gestion des mécanismes monétaires et des institutions y relatives. La raison n'a pas besoin de mystère pour être étayée, dans la mesure où c'est la conséquence logique de la main mise de l'ancien colonisateur sur les Etats membres dans tous les sens. Le Francs CFA étant une création et un outil de paternalisme éternel de Paris, celle-ci ne peut pas prendre le risque de laisser dans la cacophonie, cette monnaie dont elle est l'unique garante en amont et en aval. Tout désordre tangible du Francs CFA aurait des répercussions immédiates sur le trésor français.

En fait, la tradition observée jusqu'ici, veut que le principe de l'intégration soit d'abord le résultat de la détermination des colonies ou des néo colonies, selon la libre appréciation de chacun, à demeurer soudées autour du maître, du père, du donneur d'ordre, du protecteur, et du véritable patron de leur destin collectif. A ce propos, c'est à Paris et non à Yaoundé, Libreville, Brazzaville ou Bangui, que les grands dossiers de la sous région vont trouver régulièrement des solutions. Les Chefs d'Etat ici ont montré et démontré à suffire, qu'ils n'ont pas à proprement parler de relations de travail permanentes. A l'inverse ils sont forts à cultiver de petites animosités tenaces. Les échanges d'experts ne sont ni choses courantes, ni pratiques établies dans les textes. La circulation des personnes relève encore de la magie, et il est sans doute plus aisé pour un camerounais d'obtenir un visa d'entrer en Allemagne et en Belgique, que d'obtenir un visa pour la Guinée Equatoriale.

Au chapitre de la circulation des marchandises, le gouvernement tchadien avait un instant réorienté une partie substantielle de ses activités d'importation et d'exportation vers les portes des pays voisins hors CEMAC. Il faut dire que l'on dénombrée plus de trois cent postes de contrôles tracassières entre le port de Douala et la ville de Ndjamena distante d'environ 1300 km. La corruption qui ravage le Cameroun n'est pas seule en cause, c'est le sommet de l'Etat qui n'a rien fait pour expliquer et éduquer ses citoyens et ses fonctionnaires sur les implications concrètes des politiques sous régionales.

Qu'est ce qui peut expliquer un tel désenchantement et une perspective aussi négative. ?

Nous avons montré déjà tantôt, que les expériences de l'Afrique de l'Est et du Groupe Andin, ont connu des problèmes dès lors que des révolutions négatives et réactionnaires, ont modifié les institutions politiques internes des Etats. Les mêmes causes produisent, dans une certaine mesure, les mêmes conséquences en Afrique Centrale. A la différence de l'Afrique de l'Ouest par exemple, l'Afrique Centrale n'a connu que très peu de changements politiques réels depuis 1960. Si ailleurs, les régimes installés et soutenus à bout de bras par l'ancien colonisateur, ont subit des secousses voire quelques changements vers des orientations plus nationalistes, ici l'on a assisté à de simples replâtrages de mauvais goût sans incidence notable sur la nature fondamentale des régimes.

Par ailleurs, le Cameroun qui de façon naturelle, aurait du assumer le leadership de la sous région pour servir de locomotive tant en ce qui concerne sa structuration organique qu'en ce qui concerne la projection de son influence dans le concert diplomatique continental, a abandonné cette mission depuis le départ volontaire du pouvoir de son premier président en 1982. Son successeur Paul Biya est complètement éloigné de la scène diplomatique et bat tous les records d'absence aux sommets importants. La conséquence majeure de cette défaillance de la principale puissance sous régionale se vérifie maintenant dans l'espèce d'embrouille qui caractérise les quelques tentatives de construction institutionnelle forte. L'on note surtout l'absence de régularité dans les réunions des organes, le non respect des calendriers, la distorsion dans la présentation des projets, l'incohérence généralisée, le vide normatif chronique.

L'Afrique Centrale n'a pas de véritable chef, et une famille sans chef, est une famille amputée, sans direction et sans foi, qui ne peut ni impressionner personne, in influencer quelconque dossier ou instance, et encore moins se prévaloir de morale et d'éthique. Dans ce contexte, il faut se méfier d'analyser l'élection de l'ancien Ministre gabonais Jean Pin à la Présidence de la Commission de l'Union Africaine, comme une victoire de la région. L'événement est à mettre à l'actif solitaire du Gabon, et particulièrement de son bouillant mais précieux Président, lequel en dépit de mille adjectifs contre ses méthodes et sa personne, a accumulé une capacité manœuvrière incontestable sur le plan diplomatique.

En tout état de cause, le chemin est long et tortueux, si tant est que les dirigeants de cette sous région veulent croire en quelque chose pour des institutions communes effectives, viables et valables. L'optique d'une effectivité, ne laisse malheureusement aucune chance de survie aux régimes en place, presque tous illégitimes et dictatoriaux. Il n'y a pas pire utopie qu'une volonté de construction institutionnelle sans démocratisation des espaces d'expression citoyennes nationales. En cela, l'intégration en Afrique Centrale dans la configuration géopolitique actuelle ne saurait être crédible, tant les défaillances sont chroniques./.

SHANDA  TONME    23 Juin 2008

 

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Abomination des phratries Lucifériennes

Posté par alainnanze le 22 juin 2008

Pour ceux qui ont eu le Plaisir de le lire tout récemment ,je vous voudrais parler ici du dernier Article de Mathieu Victorien Ntep, Journaliste-chercheur à l'université de Francfort,où il était question jeter un autre regard sur certaines pratiques ésotériques dont certains Chefs d'états Africains en sont des Égéries sur le continent noir, certains Lecteurs se sont sûrement demandé ce qui justifiait l'engagement de cet intellectuel Africain.Mathieu Victorien Ntep a voulu tout simplement déplorer et attirer l'attention des peuples sur les tricheries et tromperies des organisations plus ou moins mafieuses tel la Franc-maconerie ,la Rose-croix etc…Depuis Les temps modernes,l'africain en tant que homme et ses valeurs sont perpétuellement et systématiquement remises en cause pour des raisons purement économiques,c'est ce que Cheick Antar Diop a appelé Aliénation Culturelle et mentale.Ceci explique pourquoi Cheick Antar Diop et Mathieu victorien Ntep se croisent sur le chemin de la vérité historique et originelle comme reconstruction de la vérité, c'est-à-dire dans la lourde tâche de la désaliénation des peuples.Dans nos villes ont rencontre de nouveaux courants religieux, cautionnés par nos dirigeants qui par là entendent aliéner nos peuples pour continuer de servir ces phratries qui leur garantissent à leurs tours la longévité éternelle au pouvoir.Les millénarismes,syncrétismes et doctrines de tout genre font recettes au grand jour chez nous.Alors qu'en occident on devient de plus en plus sceptiques sur certaines pratiques,en Afrique celles-ci ont le vent en poupe.Décidément,les Africains sont les adeptes de la culture du pauvre,je parle de ces cultures importées et imposées comme modèle de réussite sociale et de Société.

Bonne lecture

Alain Nanzé

[ CET ARTICLE EST UN ADDITIF À L´ARTICLE „LES CHARLATANS DE L´OPPROBRE]

Par Mathias Victorien Ntep

Francfort/Main, Allemagne

Le papier suivant se veut non seulement un additif à l´ article « Les charlatans de l´ opprobre » mais aussi une présentation du témoignage captivant de Maurice Caillet, un ancien « initié » dans les profondeurs de Satan. Maurice Caillet est aujourd´hui un chrétien français enraciné dans le Seigneur Jésus-Christ, le Dieu véritable qui prit la forme humaine, pour vivre avec les hommes, Emmanuel, c´est à dire Dieu avec les hommes.

Le témoignage du désormais chrétien Caillet permet de mieux comprendre le papier « Les charlatans de l´opprobre » signé par Mathias Victorien Ntep. Au témoignage de Caillet, je complémenterais que les philosophies et pratiques occultes furent aussi transmises aux hommes par les démons, les anges déchus, les esprits qui suivirent Satan dans sa rébellion contre le Dieu éternel, de qui dépend la vie de tout être charnel ou spirituel.C´est notamment le cas du démon qui fut l´initiateur du culte d´Isis et d´Osiris en Egypte ancienne. Nous savons que ce démon s´incarna pour promouvoir ce culte et se désincarna à la fin de sa mission sur terre. Actuellement, il vit dans le monde des ténèbres, en attendant le moment où il sera précipité dans le Lac ou l´Etang de feu, tout comme Lucifer d´ailleurs, le Prince des ténèbres qui séduit et trompe les êtres humains chaque jour, à chaque heure et à chaque instant. L´initiateur - dont je tairai provisoirement le nom ici - du culte d´Isis et d´Osiris est vénéré au moins dans un cercle « initiatique ».En outre, les techniques mystiques, occultes et ésotériques se développèrent à partir des efforts entrepris jadis pour accommoder les pratiques païennes et sataniques au christianisme, le but étant de créer la confusion. Or, nous savons, même sur le plan intellectuel ou philosophique, que la confusion est l´une des trois principales sources de toute erreur.Le christianisme est une philosophie caractérisée par la pureté, c´est une vision du monde qui ne s´accommode pas de mélange - au sens chimique du terme. Le Seigneur Jésus-Christ ne dit-il pas qu´on ne peut pas servir deux maîtres à la fois ? On aimera à coup sûr l´un et l´on détestera l´autre.En égyptologie - il faut de temps en temps y revenir parce que nombre de ces phratries de perdition se réfèrent volontiers aux pratiques mystiques, occultes et magiques de l´Egypte ancienne - il y a un vide à combler quant au chapitre « Religion ». Les égyptologues n´ont pas encore pensé à expliquer aux amateurs de l´égyptologie l´identité et la fonction réelle de l´initiateur luciférien du culte d´Isis et d´Osiris. Il est de notoriété historique que le Saint-Israël, le Dieu du ciel et de la terre, condamna et jugea ces philosophies occultes, ces attitudes ésotériques et ces pratiques magiques quand le peuple d´Israël quittait l´Egypte ancienne, c´est à dire pendant l´Exode. Le Seigneur éternel utilisa alors Moïse et Aaron pour démontrer son Esprit et sa Puissance.Ceci revient aussi à dire que tout n´était pas positif ou édifiant en Egypte pharaonique. Tout égyptologue honnête devrait par conséquent avoir l´humilité de reconnaître cette vérité. En égyptologie, l´Exode est souvent assimilée à la sortie des Hyksos de l´Egypte ancienne.Ce qui est réconfortant et édifiant en revanche, c´est que Joseph, fils de Jacob Israël, et le Seigneur Jésus-Christ séjournèrent en Egypte ancienne, dans le pays de Cham le Nègre, père et ancêtre de tous les Nègres du monde entier. Ils vécurent dans le pays de la postérité de Cham.Pour ne pas éprouver davantage la patience des internautes et des lecteurs, votre serviteur a l´honneur de vous présenter maintenant le témoignage profond de Maurice Maillet, un ancien « initié », hier frayant avec les profondeurs de Satan le Diable, le Serpent ancien, aujourd´hui chrétien né de nouveau, enraciné dans le Seigneur Jésus-Christ et dans la Bible. L´ entrevue reproduite ci-dessous est tirée de France Catholique n° 1133 du 30 septembre 1999:

«Maurice Caillet, de la loge à l'Église

PORTRAIT - MAURICE CAILLET, DE LA LOGE A L'ÉGLISE

Chirurgien, Maurice Caillet a été franc-maçon au Grand-Orient. Il a également exploré presque toutes les formes d'occultisme jusqu'au jour où à Lourdes…

« Le pire, c'est d'être tiraillé entre les ténèbres et la lumière ». Face à l'assaut des vagues qui déferlent sur cette côte sauvage de Bretagne, Maurice Caillet, les cheveux ébouriffés par le vent, me lance des mots que les bourrasques emportent. Les éclaircis alternent avec les nuages, à l'image du combat spirituel qui fut le sien.

Il est de belle prestance, le visage fin et bronzé…une « gueule d'aventurier. C'en est un à sa manière : chirurgien, gynécologue, il a été franc-maçon, jusqu'au grade de Vénérable, au Grand-Orient. Il a également exploré presque toutes les formes d'occultisme. Avant de se convertir. « Pendant plus de quatre ans, j'ai été déchiré entre une recherche authentique de Dieu et la fascination de l'occultisme ».

Nous rejoignons son domicile, un lieu plus propice à la confidence. Le pavillon où il s'est retiré avec son épouse est plus modeste que sa carrière. « Je paie sans doute aujourd'hui mon mépris de l'argent », explique-t-il en s'excusant de la sobriété de son intérieur. De larges bibliothèques garnissent les murs du salon. Icônes et photos de famille. Il raconte son itinéraire d'un ton posé, presque détaché. « La soif de connaître, le goût du secret m'ont grisé ». Ses mains fines de praticien jouent avec une paire de lunettes en écaille.

Son père, gynécologue accoucheur, anticlérical et athée mais homme de bonne volonté, avait tracé une route brillante pour son fils unique. Mais la science et la médecine ne suffisaient pas à répondre à ses questions. « Sur les conseils d'un ami orthodoxe un peu naïf, je suis entré dans la franc-maçonnerie. Les échanges intellectuels avec mes frères ont été plus que passionnants. J'y ai découvert le respect de l'ordre et du sacré.

Initié jusqu'au 18°degré, Maurice est « vulnérable », durant deux ans responsable d'une loge. « J'ai eu la chance de ne pas m'attacher plus que nécessaire à mes responsabilités », confie-t-il en montrant son ancien tablier de maître, turquoise et or.

« Donne-moi ton âme et tu seras riche »

Claude Caillet est entrée dans le salon aussi discrètement qu'elle fut l'ange gardien de son mari des années durant. « Tous les jours je priais pour lui, même si je ne mettais pas les pieds à l'église, surtout lorsque Maurice pratiquait des avortements, quand la loi ne l'autorisait pas encore ».

Cette ancienne infirmière, une femme pétillante au large sourire, a travaillé aux côtés de son mari. Croyante, alors que lui n'était pas baptisé, elle respectait sa liberté : « Je ne lui parlait jamais de Dieu, il ne supportait pas. Mais moi je parlais de lui à Dieu ».

Malgré les propositions renouvelées des Sœurs du Grand-Orient de lui « apporter la lumière », Claude refuse tout contact avec la loge féminine. En revanche, elle rejoint son mari dans sa découverte des rose-croix. « Le mécanisme des groupes sectaires est bien rôdé, explique Maurice. Des membres vous approchent, vous flattent. A la différence de la franc-maçonnerie, les pratiques de racolage des rosicruciens sont infantiles. Mais efficaces ».

La promesse de développer des pouvoirs ignorés fascine les Caillet. « Moi le rationnel, le scientifique, j'ai perdu tout sens critique », reconnaît Maurice. Rencontres avec les guérisseurs les plus prestigieux, pratique de l'astrologie, du pendule, de la radiesthésie divinatoire, soirée de conversation avec les esprits…leur passion pour la parapsychologie et l'occultisme devient dépendance — une véritable drogue.

Les esprits répondaient comme je vous parle ». Un jour de grande difficulté financière, il s'entend dire par l'un d'eux : « Donne-moi ton âme et tu seras riche ». Maurice se souvient soudain de Faust. Au bord du gouffre, il pressent le danger.

Les Caillets paient toutes ces expériences de bien des angoisses. « Quelques soient les formes d'occultisme, le principe est le même : la mise en état de réceptivité et l'appel des forces inconnues. Au delà des phénomènes physiques ou psychologiques, des puissances malignes peuvent intervenir. L'homme ne peut ni les maîtriser ni les identifier ». Les troubles, la peur, l'aliénation qu'elles engendrent sont le contraire des voies que Dieu propose à l'homme : la liberté, la confiance et la paix », ajoute Claude.

Un jour, le respectable Dr Caillet est mis sur la touche par un supérieur hiérarchique, pourtant lui aussi franc-maçon, dont la fascination pour le pouvoir est plus forte que la fraternité maçonnique. L'épreuve est rude, d'autant que Claude est gravement malade. Rien, ni personne, ne parvient à la guérir.

« En désespoir de cause, je lui ai proposé d'aller à Lourdes, se souvient son mari. Pour moi, c'était de la superstition, de l'infantilisme, mais je pensais qu'elle serait au moins soulagée psychologiquement ».

 

La messe finie, il demande le baptême

A Lourdes, un jour de février, alors que sa femme se rend aux piscines, Maurice suit quelques rares pèlerins. Humilié, désoeuvré, il se réfugie dans la crypte de la basilique supérieure. Là, pendant une messe, il entend les paroles répétés en loge qui sont celles de l'évangile du jour : « Frappez et l'on vous ouvrira, cherchez et vous trouverez » (Mat 7,7).

A l'appel intérieur qu'il ressent alors : « Qu'as-tu à offrir pour la guérison de ta femme ? », sans qu'il sache comment, ce « bouffeur de curé » s'entend répondre en murmurant : « Moi… ».

La messe finie, il emboîte le pas à un prêtre et demande le baptême. Le début d'un long cheminement. Ce jour-là, ce n'est pas le corps de Claude qui trouve la guérison, mais l'âme de Maurice qui commence à s'ouvrir à la grâce. Et il se lance à la rédaction du journal de ces évènements pour expliquer à leurs quatre enfants le prodigieux retournement qu'il vient de vivre. Pour rendre grâce aussi.

Quand on lui propose de le publier, il accepte, pour témoigner. Claude est moins enthousiaste : « Ecrire est une façon de se faire valoir. Il est fragile, avec un « ego »sensible… ». Elle rit, et lui prend la main.

Les Caillets me raccompagnent sur le chemin de la côte. Sur la plage déserte, les vagues déferlent. Pour se faire entendre, Maurice crie dans le grand vent : « Il y a quelques semaines, un franc-maçon du 33ème degré, au sommet de la hiérarchie, m'a écrit : « Maurice, tu as enfin trouvé la lumière que j'ai cherchée ».

Puis, en guise d'adieu : « Dieu a permis que je le découvre à travers toutes ces expériences. C'est incroyable ! »

« Du secret des loges à la lumière du Christ », 142 pages / aux Editions de l'Icône de Marie, BP 43, 22160 Callac-de-Bretagne

Maurice Caillet :

« La franc-maçonnerie, une démarche inverse de celle de l'Eglise »

 

Comment définiriez-vous la franc-maçonnerie ?

Comme une famille de pensée qui valorise l'homme et sa liberté : celle-ci doit pouvoir s'exprimer sans entrave. La démarche est d'abord philosophique, avec des répercussions sur la vie intellectuelle et spirituelle de celui qui s'engage. Mais ce n'est pas parce que vous faites partie d'une loge que vous passez un pacte avec le diable ou que vous assistez à des messes noires, comme on l'entend dire parfois.

Comment agit la franc-maçonnerie ?

A la façon d'un laboratoire d'idées. Les grands problèmes de société sont étudiés avec méthode en loge, travaux qui sont ensuite diffusés dans le grand public. Notamment par le biais de députés et de sénateurs francs-maçons, qui présentent des projets de lois directement issus des travaux menés dans l'ombre par les loges. Ainsi la contraception, l'avortement et la banalisation du divorce sont-ils des fruits de la pensée maçonnique.

Celle-ci veut résoudre les problèmes humains en supprimant toute contrainte, toute dépendance, que ce soit à l'égard d'une morale ou d'une religion.

Elle est donc difficilement compatible avec la foi chrétienne…

La séparation des maçons chrétiens d'avec l'Eglise s'est faite de façon progressive. Mais en réalité, les organisations maçonniques proposent une démarche radicalement inverse de celle de l'Eglise.Pour elle, la Lumière est réservée à quelques chrétiens tenus au secret ; pour les chrétiens la foi est une révélation, un don de Dieu proposé à tous et en particulier aux petits et aux humbles. La franc-maçonnerie, en prônant exclusivement la confrontation des idées et la tolérance, conduit au relativisme ; le christianisme propose de découvrir le Christ qui est la Voie, la Vérité et la Vie. La franc-maçonnerie attend tout de l'homme et rien de Dieu ; mêmes les loges spiritualistes, qui admettent l'existence d'un Grand Architecte, refusent la possibilité d'un Dieu intervenant dans la vie de l'homme.Autant de raisons pour lesquelles l'Eglise Catholique a toujours condamné l'appartenance de chrétiens à la franc-maçonnerie

Mais alors, ces rencontres qui se multiplient entre chrétiens et francs-maçons ?

Aujourd'hui, un certain nombre de loges mènent une offensive auprès de chrétiens, qui parfois deviennent maçons en toute bonne foi. La franc-maçonnerie avance vers eux avec un masque de tolérance ; les conférences ouvertes à tous, culturelles ou philosophiques, se veulent anodines. Les chrétiens ne se rendent pas compte que lorsqu'on les reçoit ainsi « en tenue blanche », on ne montre que ce que l'on veut bien leur montrer.Or, plus on s'élève dans les grades maçonniques, plus on rencontre des personnes hostiles à l'Eglise, et surtout au Pape. La franc-maçonnerie a d'ailleurs été fondée en 1715 par deux pasteurs anglicans opposés à la primauté de l'évêque de Rome. J'étais moi-même anticlérical, voilà pourquoi je m'y sentais bien. L'agressivité de certaines manifestations organisées au moment des visites du Saint-Père en France sont éclairantes.Hormis cela, la franc-maçonnerie fait rarement parler d'elle. Elle se donne une justification par le biais d'actions humanitaires.

Comment entre-t-on en franc-maçonnerie ?

On y entre souvent par cooptation, après avoir été repéré…et flatté. On vous fait comprendre que vous êtes quelqu'un de valeur et que l'on a besoin de personnes comme vous.Le franchissement des étapes ne va pourtant pas de soi. Certains, surtout ceux qui ne semblent pas assez proches de l'esprit maçonnique, ne les franchissent que lentement, voire pas du tout. On se méfie des gens qui ne sont pas suffisamment « conformes », qui ont trop de relations hors du milieu maçonnique.

Regrettez-vous votre passage au Grand-Orient ?

J'y ai rencontré des gens intelligents, de valeur aussi parfois.Mais attention…Derrière mon engagement, il y avait une démarche spirituelle, et je me suis retrouvé dans une voie qui m'a mené loin dans la dépendance et le malheur.C'est pour cela qu'aujourd'hui je parle. Je veux simplement dire : « J'ai fait une erreur, ne la faites pas à votre tour ».Par ailleurs, beaucoup sont attirés par le côté secret de la franc-maçonnerie. Mais ce qui est révélé en loge au cours des initiations successives n'est qu'un leurre. La plupart des secrets ont été divulgués par d'anciens maçons. Et les rituels sont désormais disponibles en librairie.

Pour vous, quel est le principal danger de la franc-maçonnerie ?

Le grand danger, c'est en fin de compte l'égocentrisme (je ne dis pas l'égoïsme), et l'orgueil : l'homme croit pouvoir gérer seul son destin, sans l'aide de Dieu. C'est bien là le péché originel : l'homme veut se faire par lui-même ; c'est-à-dire être « comme Dieu ». Et c'est bien ce que dit le serpent au premier couple : « Vous serez comme des dieux ».Cette forme d'orgueil, qui menace toutes les organisations ésotériques, est la nourriture du Malin, même au si au départ fondateurs et adeptes n'ont pas passé de pacte avec Satan. La lumière dont il parle est bien celle de Lucifer, le « porteur de lumière », et les fruits en sont visibles : destruction des couples ; ambition, recherche du pouvoir et de l'argent, sans frein ni scrupule…

Vous avez également fait partie des rose-croix. Quelle différence avec la franc-maçonnerie ?

Avec le recul, je perçois que le chrétien y est beaucoup plus en danger que dans la franc-maçonnerie, où les convictions métaphysiques et spirituelles sont laissées à la libre appréciation de chacun.Chez les rosicruciens, c'est toute la foi chrétienne qui est contestée par l'enseignement du Maître : leur Dieu impersonnel et cosmique s'oppose directement au Dieu d'amour et de miséricorde, la réincarnation à la résurrection, l'inexistence du mal à celle de l'existence des anges déchus…

 

Propos recueillis par Bénédicte Drouin

Le jugement de l'Église

Le dernier jugement romain sur la franc-maçonnerie a été publié en 1983, par le cardinal Ratzinger.

« Certains se sont demandés si le jugement de l'Eglise sur les associations maçonniques était changé, parce qu'il n'en est pas fait mention expresse dans le nouveau Code de droit canon, comme c'était le cas dans l'ancien code.

La Sacrée Congrégation est en mesure de répondre que cet état de fait est dû à un critère utilisé pour la rédaction, qui a été observé aussi pour d'autres associations également passées sous silence parce qu'elles sont incluses dans des catégories plus larges.

Le jugement négatif de l'Eglise demeure donc inchangé, parce que ses principes ont toujours été considérés comme incompatibles avec la doctrine de l'Eglise, c'est pourquoi il reste interdit par l'Eglise de s'y inscrire. Les catholiques qui font partie de la franc-maçonnerie sont en état de péché grave et ne peuvent s'approcher de la sainte communion. […]

A Rome, au siège de la Sacrée Congrégation pour la doctrine de la foi, le 26 novembre 1983

Joseph, car. Ratzinger, préfet.

»
Au demeurant, le cardinal Joseph Ratzinger est aujoud´ hui devenu le pape Benoît XVI. Par ailleurs, ce n´est qu´en se branchant sur le Dieu du ciel et de la terre, par le Seigneur Jésus-Christ, que tout être humain pourra réaliser son existence virtuelle et sa vocation complète en tant qu´homme. Ceci est la quintessence ou la substantifique moelle de la pensée existentialiste du philosophe danois Sören Kierkegaard, qui était et reste le père de l´existentialisme par excellence.

L´existentialisme connut cependant une curieuse trajectoire sous la plume et l´engagement social de Jean-Paul Sartre, tandis que l´existentialisme chrétien maintint le cap originel sous les existentialistes chrétiens français, tel Emmanuel Mounier. C´est cet existentialisme chrétien qui est authentique, celui de Sartre n´est qu´une contrefaçon, une falsification et une perversion ahurissantes de l´existentialisme véritable. C´est la raison pour laquelle on l´appelle « existentialisme athée».

La variante athée de l´ existentialisme a prouvé ses limites patentes et palpables au crépuscule de la vie de Sartre sur terre. Simone de Beauvoir décrit, d´ une manière pathétique, comment Sartre, chantre de la liberté et des capacités illimités de l´ homme, fit l´ expérience du dicton selon lequel « L´ Homme n´ est rien sans Dieu et les Hommes. ». En effet, le croulant Sartre dépendait désormais entièrement de sa compagne Simone de Beauvoir, ce qui ne manqua pas d´ intriguer de Beauvoir qui remarqua le contraste entre Sartre l´ existentialist, le « brave », et Sartre le vieux, celui qui se rendait, enfin, à l´ évidence de la vanité de son idéologie.

Du reste, Le regretté Père Hebga du Cameroun avait raison de soutenir que la puissance de Lucifer est toujours relative, celle du Seigneur Jésus-Christ est absolue et souveraine. Votre serviteur renchérit : Lucifer Satan est puissant, le Seigneur Jésus-Christ est tout-puissant ; « A bon entendeur et/ou lecteur, salut », « Un homme averti en vaux deux. ».

 

Mathias Victorien Ntep est actuellement journaliste et chercheur à l´Université de Francfort/Main, en Allemagne. Il est titulaire d´un Diplôme de troisième cycle en journalisme et sciences des médias et de la communication de l´Université de Mayence/Mainz, en Allemagne ; d´un Magistère/Maîtrise en lettres allemandes, philosophie, langues et littératures romanes de l´Université de Francfort/Main, en Allemagne ; d´une Licence en Etudes germaniques, linguistique générale/langues africaines, littérature générale et comparée de l´Université de Yaoundé I, Cameroun. Il a par ailleurs suivi deux formations d´ informaticien et de gestionnaire d´entreprises. Il est ancien joueur de football amateur à la ligue de district de Main-Taunus, à Francfort/Main, Allemagne.

 

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L’afrique est-elle ignorante ou paresseuse?

Posté par alainnanze le 21 juin 2008

« Cela fait maintenant plus de 25 ans que j’enseigne la stratégie. Dans ma carrière, j’ai eu affaire à des dizaines d’officiers et de hauts fonctionnaires africains. Je suis malheureusement obligé de vous dire ceci : du point de vue des études stratégiques, de l’analyse et de l’anticipation, je leur donne un gros zéro pointé. Nos stagiaires africains sont très instruits, ils ont de belles tenues militaires ou manient le français de manière remarquable, mais, dans les cours, ils ne nous apportent rien. Tout simplement, parce qu’à ma connaissance, dans toute l’Afrique francophone, il n’y a pas un seul centre d’études stratégiques et internationales avec des vrais professionnels à leur tête. Je vais vous expliquer pourquoi je n’ai aucun espoir pour ce continent. Au moment où je parle, le monde fait face à trois enjeux principaux : l’énergie, la défense stratégique et la mondialisation. Donnez-moi un seul cas où l’Afrique apporte quelque chose. Rien. Zéro. Commençons par l’énergie et précisément le pétrole. Tous les experts mondialement reconnus sont unanimes à reconnaître que d’ici 15 à 20 ans, cette ressource sera rare et excessivement chère. En 2020, le prix du baril tournera autour de 120 dollars. C’est conscients de cette réalité que des pays comme les USA,la France, la Chine, le Royaume Uni, etc. ont mis sur pied des task force chargés d’étudier et de proposer des solutions qui permettront à ces nations de faire main basse sur les ressources mondiales, de s’assurer que quoi qu’il advienne, leur approvisionnement sera assuré. Or, que constate-t-on en Afrique ? Les dirigeants de ce continent ne sont même pas conscients du danger qui les guette : se retrouver tout simplement privé de pétrole, ce qui signifie ni plus ni moins qu’un retour à la préhistoire ! Dans un pays comme le Gabon qui verra ses puits de pétrole tarir dans un maximum de 10 ans, aucune mesure de sauvegarde, aucune mesure alternative n’est prise par les autorités. Au contraire, ils prient pour que l’on retrouve d’autres gisements. Pour l’Afrique, le pétrole ne comporte aucun enjeu stratégique : il suffit juste de pomper et de vendre. Les sommes récoltées prennent deux directions : les poches des dirigeants et les coffres des marchands d’arme. C’est pathétique. Ensuite, la défense stratégique. L’état de déliquescence des armées africaines est si avancé que n’importe quel mouvement armé disposant de quelques pick-up et de Kalachnikov est capable de les mettre en déroute. Je pense qu’il s’agit plus d’armées de répression intérieure que de guerre ou de défense intelligente. Pourquoi ? Parce que, comparées aux armées des nations développées, de la Chine, de l’Inde ou du Pakistan, les forces africaines rappellent plus le Moyen âge que le 21e siècle. Prenez par exemple le cas de la défense anti-aérienne. Il n’y a quasiment aucun pays qui possède un système de défense équipé de missiles anti-aériens modernes. Ils ont encore recours aux canons antiaériens. Les cartes dont disposent certains états-majors datent de la colonisation ! Et aucun pays n’a accès à des satellites capables de le renseigner sur les mouvements de personnes ou d’aéronefs suspects dans son espace aérien sans l’aide de forces étrangères. Quelle est la conséquence de cette inertie ? Aujourd’hui, des pays comme les Etats-Unis, la France ou le Royaume-Uni peuvent détruire, en une journée, toutes les structures d’une armée africaine sans envoyer un seul soldat au sol. Rien qu’en se servant des satellites, des missiles de croisière et des bombardiers stratégiques. A mon avis et je crois que je rêve, si les pays africains se mettaient ensemble, et que chacun accepte de donner seulement 10 % de son budget militaire à un centre continental de recherche et d’application sur les systèmes de défense, le continent peut faire un pas de géant. Il y a en Russie, en Ukraine, en Chine, en Inde, des centaines de scientifiques de très haut niveau qui accepteraient de travailler pour 3000 dollars US par mois afin de vous livrer des armes sophistiquées fabriquées sur le continent et servant à votre défense. Ne croyez pas que je rigole. Il ne faut jamais être naïf. Si la survie de l’Occident passe par une recolonisation de l’Afrique et la mainmise sur ses ressources naturelles vitales, cela se fera sans état d’âme. Ne croyez pas trop au droit international et aux principes de paix, ce sont toujours les faibles qui s’accrochent à ces chimères. Je pense qu’il est temps de transformer vos officiers (dont 90 % sont des fils à papa pistonnés qui ne feront jamais la guerre et je sais de quoi je parle) en scientifiques capables de faire de la recherche et du développement. Mais, je suis sceptique. Je crois que ce continent restera enfoncé dans le sommeil jusqu’au jour où le ciel lui tombera sur la tête. Enfin, la mondialisation. Malheureusement, comme dans tous les autres sujets qui ont fait leur temps, les stagiaires africains que nous recevons sont d’excellents perroquets qui répètent mécaniquement les arguments qu’ils entendent en Occident. A savoir, il faut la rendre humaine, aider les pays pauvres à y faire face. Vous savez, dans mes fonctions, il y a des réalités que je ne peux dire, mais je vais vous les dire. La mondialisation est juste la forme moderne de perpétuation de l’inégalité économique. Pour être clair, je vous dirai que ce concept à un but : garder les pays pauvres comme sources d’approvisionnement en biens et ressources qui permettraient aux pays riches de conserver leur niveau de vie. Autrement dit, le travail dur, pénible, à faible valeur ajoutée et impraticable en Occident sera fait dans le Tiers-monde. Ainsi, les appareils électroniques qui coûtaient 300 dollars US en 1980 reviennent toujours au même prix en 2006. Et puisqu’il l’Afrique n’a toujours pas un plan cohérent de développement économique et d’indépendance, elle continuera à être un réservoir de consommation où seront déversés tous les produits fabriqués dans le monde. Pour moi, l’indépendance signifie d’abord un certain degré d’autonomie. Mais, quand je vois que des pays comme le Sénégal, le Mali, le Niger, le Tchad ou la Centrafrique importent quasiment 45 % de leur propre nourriture de l’étranger, vous comprendrez qu’un simple embargo militaire sur les livraisons de biens et services suffirait à les anéantir. Pour terminer, je vais vous raconter une anecdote. Je parlais avec un colonel sénégalais venu en stage chez nous il y a quelques mois. Nous regardions à la télévision les images de millions de Libanais qui défilaient dans les rues pour réclamer le retrait des soldats syriens de leur pays. Je lui ai demandé ce qu’il en pensait. Il m’a répondu : « Les Libanais veulent retrouver leur indépendance et la présence syrienne les étouffe ».C’est la réponse typique de la naïveté emprunte d’angélisme. Je lui ai expliqué que ces manifestations ne sont ni spontanées ni l’expression d’un ras-le-bol. Elles sont savamment planifiées parce qu’elles ont un but. Israël piaffe d’impatience d’en découdre avec le Hezbollah et puisque Tel-Aviv ne peut faire la guerre en même temps aux Palestiniens, au Hezbollah et à la Syrie, son souhait est que Damas se retire. Une fois le Liban à découvert, Israël aura carte blanche pour l’envahir et y faire ce qu’elle veut. J’ai appelé cet officier sénégalais il y a deux jours pour lui rappeler notre conservation. Malheureusement, il était passé à autre chose. Son stage ne lui a servi à rien. J’espère vraiment qu’un jour, les Africains auront conscience de la force de l’union, de l’analyse et de l’anticipation. L’Histoire nous démontre que la coexistence entre peuples a toujours été et sera toujours un rapport de force. Le jour où vous aurez votre arme nucléaire comme la Chine et l’Inde, vous pourrez vous consacrer tranquillement à votre développement. Mais tant que vous aurez le genre de dirigeants que je rencontre souvent, vous ne comprendrez jamais que le respect s’arrache par l’intelligence et la force. Je ne suis pas optimiste. Car, si demain l’Union africaine ou la Cédéao décide de créer un Institut africain d’études stratégiques crédible et fiable, les personnes qui seront choisies se précipiteront en Occident pour apprendre notre manière de voir le monde et ses enjeux. Or, l’enjeu est autre, il s’agitde développer leur manière de voir le monde, une manière africaine tenant compte des intérêts de l’Afrique. Alors, les fonctionnaires qui seront là, à statut diplomatique, surpayés, inefficaces et incapables de réfléchir sans l’apport des experts occidentaux se contenteront de faire du copier-coller, ce sera un autre parmi les multiples gâchis du continent.Avant que vos ministères des Affaires étrangères ne fassent des analyses sur la marche du monde, ils feraient mieux d’en faire d’abord pour votre propre intérêt ». Ousmane Sow (journaliste, Montréal)

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Les Charlatans de l’opprobe: Mathieu Victorien Ntep

Posté par alainnanze le 19 juin 2008

Si les peuples d´Afrique savaient à quel point beaucoup de leurs frères et sœurs de la diaspora font les truands sur leurs dos, ils se méfieraient d’eux à tout bout de champ, et surtout, ils prendraient toujours leurs propos avec des pincettes. Nombre d’ « intellectuels » africains évoluant au Ponant, j’ai dit Couchant et je pense à l’Occident, sont des sectateurs appartenant à des phratries et fratries qui accélèrent la déliquescence et la pauvreté des sociétés africaines. Lorsqu’ils y sont initiés, ils obtiennent, le plus souvent, des parrains ou des marraines, qui leur mettent le pied à l’étrier, les encadrent, les conditionnent, leur imposent une certaine idéologie à propager et à défendre en Afrique. Cette idéologie consiste à inculquer à l’Africain qu’il est un être inférieur qui a toujours besoin d’une solidarité paternaliste. L’idéologie en question vise à plomber les efforts des Africains, leur rappelant que la pauvreté, la souffrance, la pouillerie et la gabegie sont le lot et le propre des Africains. Les parrains les surfont, avec force mercatique ou commercialisation, leur accordent des « Diplômes à titre de sous-homme », c’est à dire au rabais, pour les rendre éblouissants, coruscants et séduisants auprès d’autres Africains restés au bercail ou au bled. Ces « intellectuels », écrivains et journalistes appartiennent soit à la phratrie qui se réclame des pratiques mystiques, occultes, magiques et lucifériennes anciennes, soit à la fratrie qui prétend promouvoir la liberté, la tolérance, l´égalité, alors que non seulement elle est la principale promotrice du copinage et du trafic d´influence, mais aussi elle vise plutôt à transformer des pays entiers en « royaumes du piston ou du copinage ». Or donc, nous savons que le règne du piston fait le lit de la corruption, du népotisme, du favoritisme et surtout de la « médiocrité », que le philosophe camerounais Ebénézer Njoh-Mouelle fouaille dans son bouquin « De la médiocrité à l´excellence ». Chaque collectivité nationale a certes le devoir d’instaurer l’égalité des chances, de rétablir les équilibres nationaux en accordant plus d´attention aux maillons faibles d´une société ou d´une collectivité nationale, mais en aucun cas elle ne saurait tolérer la perversité que constitue le règne du piston. C´est un fléau qui fut récemment dénoncé en France par un universitaire lillois qui, après avoir été pistonné pour décrocher un poste d´enseignant dans une université au nord de la France, devint tellement bourrelé de remords qu’il se ravisa en se désistant, pour par la suite clouer au pilori une telle concurrence déloyale et surtout l’injustice qu´il avait infligée ainsi à ceux qui méritaient ce poste. Bruno Mégret, un candidat à l´immigration Voilà du pain sur la planche du président Sarkozy, le « Nettoyeur » qui entend réformer la France en profondeur, pour la rendre plus dynamique et plus prospère. En réalité, si la France était très prospère, des foultitudes de Françaises et Français ne s’évertueraient pas à s’expatrier pour aller se chercher sous des cieux plus cléments. Heureusement, beaucoup de ces Françaises et Français sont sincères pour reconnaître qu´ils n´ont d´autres choix que l´expatriation s´ils veulent joindre les deux bouts. Nous savons que beaucoup de Français vont en Irlande, d’autres en Afrique, aux États-Unis d’Amérique, au Canada, dans les pays du Golfe arabo-persique. Pendant ce temps, des diplômés reluquent la Chine, les pays de l’Asie du Sud-ouest et j’en passe. Même Bruno Mégret, qui pourtant ferraille contre l’immigration en France, pense à aller travailler à l’étranger, devenant ainsi un candidat à l’émigration ou à l’immigration et plus tard un horsain. Le président Sarkozy n´atteindra son objectif qu’en nettoyant de fond en comble les « étables fétides » que constituent, en France, le copinage et la manie de se constituer des carnets d’adresses. Pourquoi constituer des carnets d’adresses sinon pour piquer la place qu’on ne mérite pas ? En Afrique francophone, au Cameroun par exemple, tous les habitants de l’Afrique en miniature vivent un véritable supplice de Tantale. Ils endurent le calvaire que la prolifération des phratries et de leurs groupes et groupuscules dérivés provoquent, et surtout les ravages galopants qu’ils occasionnent. La corruption ne sera jamais éradiquée au Cameroun ou ailleurs tant que la pieuvre des phratries continuera à s´emparer des nations entières, en semant les combines et l´opacité. Il y a quelques mois, un excellent écrivailleur, originaire d’un pays limitrophe du Cameroun, membre de la phratrie qui prône la tolérance, la liberté et tout le tintouin, s’offusquait, sur son site internetais, de la lutte contre la prostitution initiée par les autorités d´une ville du soleil levant au Cameroun. Ce littérateur voyait ainsi « tarir sa source d´inspiration ». Pour cet écrivain, il fallait encourager la prostitution et la déliquescence des mœurs, tout comme l’effritement de la société camerounaise et d’autres sociétés africaines, pour lui permettre d´écrire ses récits exotiques, et surtout de servir ce « picrate » et cette « tambouille » aux Albins ou Blafards. Ces propos, entre autres, incitèrent l’auteur de ce papier à prendre son clavier et à rédiger la missive que voici à l’attention de ce barbouilleur de papier : « Mon très cher Quidam Untel, Que vous soumettiez mon texte au „Villageois“ ou pas, peu m’en chaut. L’essentiel pour moi, c’est d’obéir à ma conscience, c’est de vous éclairer pour vous tirer de l’égarement dans lequel vous vous trouvez. Il appert maintenant que vous êtes un arracheur de dents. Vous affirmez que vous n’avez pas reçu mon texte, ce qui est faux, puisque j’ai envoyé le même texte, en même temps, en utilisant le champ « BCC » - Blind Carbon Copy = Copie Conforme Privée/Cachée/Dissimulée – à un autre courriel, qui n´était autre que le mien. Or, le texte est arrivé à bon port. Le courriel que je vous ai envoyé à votre adresse électronique n’a pas été renvoyé. Donc vous l’avez certainement reçu. Je peux donc peinardement affirmer que vous dites tout sauf la vérité. Nous savons que Satan/Lucifer est le père du mensonge ; il ment dès le commencement. Est-ce donc à dire que c’est votre phratrie qui vous enseigne ces pratiques du Prince des ténèbres ? Je répète : Que mon texte soit publié sur votre site web de « débats » ou pas, cela m’indiffère. Si vous ne le publiez pas, cela vous regarde. Je suis un Chrétien biblique, je l’affiche par ma vie, mon attitude et mes propos. Le Christianisme biblique est démocratique, transparent et démotique. Le texte fondamental, la Bible, est à la portée de tout le monde. C’est la transparence totale. J’attends votre REFUTATION – dans le sens socratique du terme - si vous vous dites intellectuel. Pourquoi ne dévoilez-vous pas votre appartenance à cette phratrie-là ? Réclamez-vous donc aussi publiquement de votre phratrie, comme je le fais du Seigneur Jésus-Christ et de la Bible ! Chère tête, J’émets maintenant un avis universel parce qu’il est basé sur la raison. Vous avez intérêt à comprendre et à savoir à partir d´aujourd´hui que vous n’êtes pas un intellectuel. Un intellectuel qui se réclame des valeurs de la liberté (d´expression), de l’égalité et de la fraternité ne saurait fuir la discussion courtoise, civile, franche, honnête. Il ne peut même pas éluder, en finassant, une discussion qui s’appuie sur des arguments probants, pertinents, logiques, suffisants, cohérents et surtout vrais. Un intellectuel les examine et les adopte s’il n’est pas capable de les réfuter ou récuser pour guérir l’ interlocuteur de l’ignorance. Un intellectuel ne participe pas à la propagation de l’ignorance en érigeant les barrières contre les idées vraies. En vérité, en vérité, je concède que vous êtes un excellent sectateur, un thuriféraire de première bourre, un ludion qui cultive à merveille le grégarisme, la flagornerie, la manie du piston, un partisan de la médiocrité (Ebénézer Njoh-Mouelle), pour tout dire. Nous savons depuis les révélations d´un professeur de Lille que la France est le royaume – en reconnaissant qu’il y a toujours des exceptions - du piston. La France ne deviendra le pays de « Civilisation » - tant souhaitée par le président Sarkozy – que le jour où elle sera délivrée de la gangrène appelée piston. C’est cette pieuvre qui incite les gens à flemmarder, à pratiquer le racolage actif et passif, à ne penser qu’à remplir leurs carnets d’adresses et surtout à penser constamment à « l’envoi et au retour d´ascenseur », au lieu de se lever très tôt le matin pour aller marner ou turbiner. Ceci facilite la mise en place des réseaux occultes, arbitraires et opaques, et surtout fait le lit du goût du moindre effort et de la tricherie, des astuces et du mensonge. Je me demande si c’est la duplicité et le mensonge que vous enseignez à vos étudiants. Si tel était le cas, alors je suis sûr qu´ils sont mal lotis. Un éducateur doit avoir une conduite exemplaire, il ne doit pas pratiquer le mensonge. « Je dirai la vérité, toujours la vérité, même si cela coûte ma vie » ; j’ai appris cette leçon de morale de mon professeur des écoles au CM2 – Cours Moyen Deuxième Année. C´est à juste titre que le président Sarkozy prône l´enseignement de la morale à l´école. Jugez vous-même, examinez-vous, faites de l´introspection : estimez-vous que vous êtes un intellectuel ? Avec la répression que vous infligez à la vérité ? En vous comportant comme un arracheur de dents ? En paniquant face à la discussion de haute volée ? Non, non et non….Seuls ceux qui vivent les yeux fermés, sans s’échiner jamais à les ouvrir, seuls ceux-là et ceux qui vous racolent, dis-je, peuvent vous considérer comme un intellectuel. En fait, vous n’avez pas encore vu les « lumières » intellectuelles. Vous n’êtes pas encore sorti de votre minorité. Vous êtes incapable de vous servir de votre entendement, de votre pouvoir de penser, parce que vous êtes tétanisé à l´idée que vos parrains pourraient vous couper le viatique dont votre vie dépend. Il est évident que ce sont eux qui vous ont mis le pied à l’étrier – Je le dis en passant, cela ne me regarde pas, cela ne me dit absolument rien qui vaille : « On ne s’occupe pas des affaires des autres », comme le disent les gens des Bastides Blanches en Provence. Ils vous surfont et vous utilisent comme un objet pour « narcotiser » les Africains…Mais les Africains ne sont plus dupes. Ces phratries sont, en grande partie, responsables de la déliquescence morale et économique de plusieurs sociétés à travers le monde en général et des pays d´Afrique en particulier. Nous savons qu’une telle situation vous arrange. C’est la raison pour laquelle vous vous plaigniez de la lutte contre la prostitution dans la province orientale du Cameroun. Vous vous demandiez d’où vous alliez désormais tirer de la matière première pour vos écrits. Quel opprobre ! Vous souhaitez le malheur des populations d’Afrique pour faire le truand sur leurs dos…pour votre lucre honteux… Par ailleurs, au moins un membre de ces phratries de perdition avait sa paluche dans le scandale de l´« Albatros » au Cameroun. Ils sont allés mettre la vie du Président de la République du Cameroun en danger, en acquérant un « cercueil volant ». C’est même manquer du plomb dans le ciboulot que de concevoir l´idée d´acquérir un aéronef « ringard » pour un chef d´État. Nous savons que ces phratries de perdition poursuivent, sous le vernis de la promotion de la liberté et de la tolérance, une activité de destruction, en s’évertuant à installer leurs pions partout. Pourquoi dissimulez-vous votre appartenance à une de ces phratries ? Eh bien, parce que cela dessillerait les yeux de ceux que vous séduisez – au sens biblique du terme. Et ils comprendront que vous êtes un pion manipulé. Nous savons que ces phratries pernicieuses et lucifériennes participent, en outre, à la propagation de l´immoralité et de la corruption dans tous les pays de notre village planétaire. Si vous vous montez le bourrichon que vous allez continuer à jouer le truand sur les dos des Albins (Blancs) et des Nègres (Noirs) épris de vérité, de paix, de prospérité et de solidarité, alors vous êtes encore un demeuré – au sens propre comme au sens figuré – semblable au popotin. Ces astuces lucifériennes, dignes de Papet et d’Ugolin (Cf. Marcel Pagnol), ne feront pas long feu ; elles sont anachroniques. Je vous convie à ne pas prendre mes propos de traviole. C’est ma façon de prodiguer des conseils à un aîné qui se fourvoie comme un gougnafier, et qui est prisonnier de ses parrains et des autres membres de sa phratrie. Vous n’êtes pas libre, chère tête. Si vous pensez par procuration, alors vous n’avez jamais été un intellectuel.

 

Bien amicalement,

 

 

 

Mathias Victorien Ntep Francfort/Main, Allemagne » [1] Mathias Victorien Ntep Journaliste et chercheur à l´Université de Francfort/Main (Allemagne), Diplôme de troisième cycle en journalisme et sciences des médias et de la communication de l´Université de Mayence (Allemagne).Maîtrise en Lettres-Philosophie de l´Université de Francfort/Main (Allemagne).Licence en Germanistique, Linguistique et Littérature comparée de l´Université de Yaoundé I (Cameroun).

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Que veut finalement la france en Afrique?:Par JC Shanda Tonme

Posté par alainnanze le 19 juin 2008

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Que veut finalement la France en Afrique ?

Depuis l’arrivée de monsieur Nicolas Sarkozy à la tête de la République française, il est presque devenu difficile de percevoir avec exactitude, l’orientation de la diplomatie de son pays en Afrique. Aux déclarations d’intentions les plus ambitieuses, succèdent des signes et des actes qui n’indiquent aucun changement, et encore moins une volonté effective de désengagement des méthodes et des combines sales d’un passé récent. Certes, la fin de la présidence Chirac, laquelle a consacré une ère de confirmation et de renforcement d’une idéologie dite néocoloniale et des pratiques infantilisantes au nom de la coopération de papa, avait déjà été durement secouée par la brouille ivoirienne. Il était donc permit, de penser que le nouveau locataire de l’Elysée, ne pouvait pas se contenter de maintenir les choses en l’état, sans risquer de susciter un vrai divorce avec certains caciques d’une part, et sans perdre la face par rapport à une nouvelle génération avide de dignité ou de rééquilibrage d’autre part.. Aussi, la situation existante au moment où Sarkozy prends les rennes du destin des relations franco africaines, peut se résumer dans trois grands paramètres. Le premier réside dans la modification substantielle du paysage géopolitique dominée par l’arrivée en force de la Chine. Non seulement Pékin ne s’embarrasse point de la langue de bois qui dicte la bonne gouvernance et les droits de l’Homme, mais plus grave, le nouveau géant s’impose en partenaire qui force l’admiration en usant des grands moyens. Les investissements chinois dans les grands projets d’infrastructure ont en effet fait dire à Abdoulaye Wade le Président sénégalais, que la Chine a réalisé en en moins de cinq ans, ce que les Occidentaux n’ont pas fait en quatre siècles. A l’invasion chinoise qui concrétise une pénétration financière, humaine et matérielle imparable, admirable, et imbattable, vient s’ajouter un activisme américain débordant. Les Etats Unis sont engagées depuis la fin des années 1990, dans un programme méthodique de promotion de la démocratie et des droits de l’Homme, à travers la meilleure des stratégies possibles qui s’appuie sur l’émancipation de la société civile. Le deuxième paramètre, résulte de l’essoufflement général de la diplomatie française et d’une certaine perdition de son intelligence stratégique lorsqu’il s’agit de l’Afrique. Paris est resté bloqué dans une vieille image de l’Afrique dépourvue de toute imagination et de toute évolution. Depuis jacques Focard, rien n’a été pensé, envisagé, essayé, ou préparé pour prendre en charge les exigences élémentaires de mutation de la relation franco africaine. Le troisième paramètre enfin, est la forte imbrication de certains milieux d’affaires français pas très propres avec quelques grandes familles politiques très actifs. Les relations qui en découlent, s’incrustent au cœur des régimes régnants sur le continent, dégageant une forte odeur d’insanité, de tricherie et de corruption. Que faire, ou comment se donner un air d’ange et de réparateur des erreurs de la diplomatie française, sans tuer ce qui est considéré par certains, comme la poule aux œufs d’or ? Comment réagir face à la pénétration chinoise qui sans qu’il soit même besoin de faire un dessin ou de demander des chiffres au Président sénégalais, constituent une terrible humiliation pour la France ? Comment se départir d’une image bien embarrassante de puissance coloniale obscurantiste dépassée et cynique ? La situation qui existe aujourd’hui, est même encore plus difficile à clarifier qu’au moment où Sarkozy arrive au pouvoir. Le nouveau et jeune Président semble s’être trop excité pour peu de résultats, et surtout pour plus d’ennuis et de confusion. En dépit des discours de Dakar et de Johannesburg, les africains de tous les bords ne sont pas rassurés et continuent de manquer de repères pour une lisibilité transparente des intentions françaises. La promesse de fermer les bases militaires ne prouve rien, et les multiples sorties annonçant que rien ne sera plus comme avant, sont contrariées par les faits. Les pays africains au sud du Sahara demeurent certes sans grande importance économique et commerciale dans la masse globale des échanges internationaux de la France, mais le poids diplomatique et géopolitique du continent demeure un atout dans la concurrence feutrée entre les grandes puissances. En effet plus de 60 pour cent des échanges français se fait avec les partenaires européens, et le premier pays d’investissement en Afrique n’est ni le Gabon, ni le Congo, ni le Cameroun, mais le Nigéria suivi de l’Afrique du Sud. Comment donc expliquer le contrôle serré des économies des anciennes colonies par la France et sa prépondérance dans la fabrication et la survie des régimes totalitaires en place ? Ceux qui avaient longuement cru que Gbagbo et ses jeunes patriotes avaient tort d’incriminer la France dans tous leurs malheurs et de dénoncer la persistance du colonialisme, découvrent de plus en plus combien les guerriers improvisés d’Abidjan avaient plutôt raison. Paris est en réalité incapable de se désengager de ses anciennes colonies sans être bousculée. Malgré les mutations sociales et économiques, malgré l’émergence de nouvelles générations, et malgré la modification profonde du contexte géopolitique, la France traîne les pieds. En réalité, les grands groupes à l’instar de Total, Lafarge, SCOA, et Bolloré, exercent un chantage énorme sur la classe politique française et celui-ci se transforme en diktat sur les choix et les orientations de la politique en Afrique. Si le volume des échanges avec l’Afrique est minime dans la somme globale des échanges internationaux, il est néanmoins important et capital dans le financement et la survie de nombreuses familles politiques de l’hexagone. Ceux qui viennent chercher l’argent en Afrique auprès des dictateurs, ne se gênent jamais et sont toujours sûrs d’en trouver en quantité. Gauche comme droite puisent dans les caisses des Etats Africains et parfois jusque dans les comptes personnels des Chefs d’Etats, lesquels sont en retour assurés de tous les soutiens. Rendus en Afrique, le discours sur les Droits de l’Homme, la bonne gouvernance et autres quolibets humanitaires n’ont plus de sens. Les Rocard, Danielle Mitterrand, Verges, ainsi de suite, se fichent éperdument du sort des nègres et savent d’avance qu’aucun journal dans leur pays, n’osera les dénoncer. A propos de la presse française justement, elle ne se prive jamais de recevoir l’argent de Sassou Nguesso, de Biya ou de Bongo, sous le couvert de publireportage. L’immoralité de l’argent sale issu des détournements, ne les traumatise point. En fait, il ne faut pas attendre de la France qu’elle fasse d’elle-même, à sa manière, et en son temps voulu, sa révolution en Afrique. Le manque d’ingéniosité et de vision dans la politique africaine de la France procède d’une véritable malédiction génétique. Sarkozy a beau discourir, ce que l’histoire retiendra c’est le renvoie du Ministre de la coopération (ministre des colonies) , monsieur Bocquel, exactement comme Mitterrand renvoya Jean Pierre Cot de son premier gouvernement. Les deux ont commis le même crime, celui de déclarer avec un peu trop de conviction, que rien ne sera plus comme avant. Des faits très simples rappellent chaque jour aux africains des colonies françaises, que le jour de l’indépendance et de la liberté est encore loin, et de toute façon que les discours de Cancun, de La baulle, de Dakar, de Johannesburg , traduisent la même réalité d’une ruse politique pour mieux continuer sous d’autres formes, le pillage, l’asservissement, et la soumission. Les camerounais qui manquent de ciment pour construire leurs cases, savent bien que c’est la faute de Lafarge. Les gabonais et les togolais qui payent trois fois le prix de sortie d’usine pour avoir une voiture japonaise, savent que c’est SCOA qui en est responsable. Il n’est pas jusqu’à la corruption, qui ne soit mis au compte de la France. La réalité d’un immobilisme de la France et de l’absence de toute volonté honnête de changement dans sa politique en Afrique, est encore plus patente dans le comportement de ses diplomates en poste. C’est une continuité qui ne laisse la place à aucune spéculation. Bien que le pays n’ait pourtant plus les moyens d’une domination absolue, ses représentants restent enfermés dans les rêves d’un patron qui refuse d’accepter sa réalité en surfant avec de vielles chansons. Comment croire à ces gens là, et comment les juger vraiment ? Mais que veut donc franchement la France ?

SHANDA TONME 19 juin 2008

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L’Afrique Dans la Mondialisation

Posté par alainnanze le 18 juin 2008

 

Aujourd'hui,on nous parle de plus en plus de Globalisation.Certains intellectuels avertis prédisaient il y quelques années encore que celui qui ratait son entrée dans la mondialisation pouvait faire ses adieux à la croissance et au développement.Mais les faits nous prouvent le contraire.La situation économique Mondiale s'est subitement dégradée ces derniers mois.On peut citer par exemples les émeutes de la Faim dans le Monde dues à la Hausse des prix des denrées Alimentaires et produits de premières nécessités,la hausse du baril de pétrole.En même temps le Magazine Américain Forbes publiait la liste des plus fortunés dans le Monde.Sur cette fameuse Liste on note l'entrée des nouveaux riches Russes,indiens et chinois dans la cour des grands.L'Afrique noire pour une première fois est citée,notamment avec l'entrée du Nigérian Aliko Dangoté.Ce qui est triste et déplorable c'est que ,selon ses mêmes experts,l'économie mondiale ne s'est aussi jamais bien portée.La mondialisation c'est pas pour tout le monde et pas pour tout de suite. Les échanges mondiaux sont restés pratiquement stables dans son ensemble,à l'exception de la chine et l'inde qui affichent ces dernières années des taux de croissance énormes.L'Afrique quand à elle traîne toujours le pas dans son processus de développement.D'après ce constat amer,nous pouvons nous poser quelques questions: Pourquoi l'Afrique n'arrive pas à ce développer?,Est-ce la faute aux Africains ou le sous-développement nous est imposé? En tant qu'africain je dirais que la problématique du sous-développement du continent Africain peut s'expliquer de plusieurs manières

1-La non-ouverture,ou l'ouverture avec Conditions désavantageuses du Marché mondiale à l'Afrique

2-Le paternalisme des grandes puissances(France,Chine,USA,Grande Bretagne)…

3-Les conflits systématiquement générés pour soutenir les présidents-hommes d'affaires au pouvoir afin de s'assurer la continuité de l'exploitation des richesses naturelles pétrole,gaz,Diamants,bauxite,uranium,Bois,produits de pêches etc..).

4-Le laxisme des peuple Africains ,la corruptions et les conflits tribaux Sur ces quatre aspects majeures ci-dessus cités,facteurs limitant du développement Africain,je reviendrais plus tard.

Alain Nanzé

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